Le métier d’instructrice maternelle est mon rêve d’enfant. Je l’ai toujours perçu comme le métier idéal. Dans le cadre de mon parcours scolaire, mes stages en école maternelle m’ont permis de passer plusieurs semaines dans la peau d’un professeur de maternelle et cela m’a fait prendre conscience de la réalité de ce métier, différente de mes rêveries naïves. Ce métier ne se résume pas à mon ancienne professeure de maternelle madame Hafida m’offrant un Chokotoff les vendredis soir.
J’ai pu constater qu’il y avait des qualités à avoir ou à acquérir. Au jour d'aujourd’hui, j’ai compris que derrière chaque activité, se cachent des objectifs à atteindre et qu’il faut donc un temps de préparation pour arriver à toucher son public.
Ce public d’enfants en bas âge est une nouveauté pour moi, car je suis la benjamine de la famille et que tous les enfants des amis de mes parents sont plus âgés que moi.
Être un professeur de maternelle c'est, selon moi, être une personne passionnée-créative-patiente. Il doit pouvoir avoir la passion, intacte avec les années qui passent, d'éduquer son public, de lui donner goût à la scolarité. Un professeur de maternelle a, je trouve, la grande responsabilité de faire aimer l'école à son public. Sa manière d'enseigner aura un grand impact sur la future vie scolaire et professionnelle de l'enfant. Il devra donc employer une panoplie de méthodes, aussi variées les unes que les autres, pour maximiser les chances que son public ait assimilé son objectif. La créativité est donc nécessaire pour exercer ce métier.
Il accompagne également l’enfant lors d’une période cruciale de la structuration de sa personnalité, il façonne une part de ses représentations à cet âge-là. L’instituteur reste aux yeux de l’enfant une des premières figures marquantes en dehors du cadre familial.
Son rôle est fondamental, car il met en place les premiers apprentissages scolaires et contribue au développement des facultés intellectuelles, physiques et sociales de l’enfant. Stimuler, sensibiliser, former, sociabiliser, divertir, mais aussi surveiller, vêtir, laver… constituent les actes posés quotidiennement par ce professionnel.
D’un point de vue étymologique, le mot maternel signifie à la fois ce qui appartient à la mère et l’école destinée aux enfants en âge préscolaire. Pour moi, cette double signification a toujours cohabité dans ma représentation du métier que je considère comme un lieu d’apprentissage pour préparer à l’enseignement scolaire, mais aussi un lieu qui s’apparente au giron maternel.

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