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mardi 5 décembre 2017

Mes souvenirs

Les maternelles riment pour moi avec une multitude d’expériences autant positives que négatives.

En janvier 2000, papa et maman ont décidé de m'inscrire à la même école que celle que mes deux sœurs et mon frère fréquentaient déjà. Je souhaitais aller dans cette école, car je voyais mes aînés revenir les bras chargés de cadeaux créés en classe à chaque fête.


Premier jour de cours, première rentrée, maman me retire mon bonnet, m'embrasse et s'en va. Avant de partir, elle me dépose un peu de son parfum sur le poignet pour que son odeur m’accompagne tout au long de la journée.

À peine ma mère sortit de mon champ de vision que j'avais déjà baissé ma tête vers le sol, fixant mes chaussures rouges et que de grosses larmes commençaient à couler sur mon visage. Mon pull s'était transformé en mouchoir, le parfum de ma mère me manquait. Madame Hafida tenta de me calmer, mais rien ne me consoler. Je voulais voir ma mère.

À la récréation, ma sœur est venue me voir pour me consoler. Je suis restée environ deux semaines à l'école, mais je ne m’adaptais toujours pas alors les professeurs ont conseillé à mes parents de me garder à la maison pour le restant de l’année et de réessayer de m’inscrire à la rentrée suivante, en 3e année de maternelle.

En septembre de l’année d’après, j’ai retenté l’expérience et tout s’est mieux passé. Je m’étais liée d'amitié avec une fille et nous étions devenues les inséparables. Nous sommes allés une journée à la côte belge, à Bredene. C’était une journée froide et venteuse où nous avons pu observer la mousse créée par les vagues se déchaînant sur le sable. Avant d'entrer à Bruxelles, nous avons tous acheté des glaces avec des surprises cachées à l’intérieur de chaque pot. J’étais rentrée excitée de montrer à mes parents ce que j’avais reçu.

Cette unique année de maternelle m’a permis de comprendre que l’école pouvait rimer avec rire et pas seulement avec pleurs.

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